Le monde moderne a, depuis longtemps déjà, facilité les échanges entre régions par le développement et la démocratisation des moyens de transport. Mais, depuis quelques années, les choses vont en s’accélérant avec l’essor d’Internet : d’un simple clic, on peut acheter une pièce de costume qui nous séduit sans pour autant en connaître l’élément essentiel du savoir qu’est sa provenance. Mais cela ne s’arrête pas là : un autre clic, et de nouvelles façons de se vêtir en costume ancien se propagent, mélangeant des pièces de régions et d’époques différentes. Les outils modernes devraient permettre l’accès à des sources historiques, donc un enrichissement, en favorisant la consultation des archives, de l’iconographie (ex-voto, gravures, portraits), qui sont les seuls documents à nous donner une information fiable du passé.
L’association « Trésors d’Etoffes » a pour but l’étude et la recherche sur les tissus d’indiennes, les textiles et les costumes anciens de Provence, la sauvegarde de ce patrimoine historique et ethnographique, la diffusion de ces recherches pour une connaissance plus approfondie.
Elle propose aux particuliers et aux associations l’évaluation et la datation de pièces authentiques, la reconstitution autour de ces pièces, de costumes en cohérence avec leur époque.
Elle organise ou collabore à l’organisation de conférences, expositions et manifestations événementielles.
En Provence, les journées de rencontre autour du costume se multiplient, ouvrent le dialogue et le débat et permettent d’affiner les recherches en découvrant des pièces rares, palliant partiellement à la cruelle absence de musées consacrés aux textiles et aux costumes anciens de notre région.
Bravo à la variété du costume ancien, mais gardons à l’esprit que chaque région avait ses caractéristiques propres. Ainsi, bravo aux Biroussannes, aux Lourdaises, aux Tarbaises de nouer leur fichu de tête sur la nuque et bravo aux Provençales de nouer leur « plechoun » au dessus de la tête !